ATTRACTIVITÉ TERRITORIALE ET IMAGINAIRE TOURISTIQUE DU PAYS BAMILEKE: Réinvention de la tradition des chefferies et de la pratique des funérailles »

0
107

DR Éliane Djemgou 

Du Laboratoire EIREST, Paris 1 Panthéon-SORBONNE,

a soutenu sa thèse le mardi 12 décembre 2017:

« ATTRACTIVITÉ TERRITORIALE ET IMAGINAIRE TOURISTIQUE DU PAYS BAMILEKE
Réinvention de la tradition des chefferies et de la pratique des funérailles 
»

Sous la direction d’Edith FAGNONI, Professeure des Universités en Géographie – Université Paris-Sorbonne

devant un jury composé de :

Edith FAGNONI, Professeure, Université Paris Sorbonne, Directrice de thèse
Alphonse YAPI-DIAHOU, Professeur, Université Paris 8, Rapporteur
Bénédicte THIBAUD, Professeure, Université Bordeaux-Montaigne, Rapporteur
Catherine FOURNET-GUERIN, Professeure, Université Paris-Sorbonne, Examinatrice
Christine MENGIN, Maître de Conférences, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne,
Examinatrice
Maud LASSEUR, Docteure en Géographie, Enseignante CPGE, Examinatrice invitée

Résumé

Cette recherche traite de la réinvention de la tradition qui a pour but de modifier l’attractivité territoriale et l’imaginaire touristique du pays bamiléké au Cameroun. Le questionnement porte sur la réinvention de la tradition et la patrimonialisation qui contribuent à faire des chefferies et de la pratique des funérailles en pays bamiléké des attractions touristiques. Ce travail analyse les logiques et les stratégies des acteurs dans la mise en place des projets touristiques en pays bamiléké. Les chefferies sont depuis plusieurs années marquées par des logiques de mise en patrimoine et de mise en tourisme. Ces actions modifient profondément leur organisation, leur fonctionnement et les rapports qu’elles ont avec les populations locales et leurs ressortissants. Ces transformations font actuellement de la chefferie bamiléké une attraction touristique pour les touristes internationaux. Par contre, le territoire de ces chefferies projette une image négative chez les Camerounais. Selon ces derniers c’est un territoire sacré, avec des interdits, il est associé à un imaginaire mystique. Cet imaginaire a longtemps éloigné les Camerounais des chefferies bamiléké. De nos jours, ces institutions traditionnelles sont devenues l’objet des politiques de développement touristique à travers la décentralisation et les différentes coopérations internationales. La réinvention de la tradition dans les festivals et les funérailles bamiléké contribue à améliorer l’efficacité de l’attractivité et de l’imaginaire touristique du pays bamiléké. Les logiques et les stratégies mises en place par les différents acteurs ne sont pas les mêmes. Si pour les uns il s’agit d’une logique purement socioculturelle et économique (les acteurs du développement touristique), pour les autres, la logique reste une recherche de prestige (les organisateurs de funérailles).
De cette étude, nous avons retenu deux principales conclusions : bien que les traditions soient réinventées par les acteurs du développement touristique dans les chefferies bamiléké, elles restent peu attractives pour les touristes nationaux. Les musées, et les cases d’hôtes dans les chefferies bamiléké ne sont pas perçus comme des attractions touristiques par les nationaux. Ce sont surtout les festivals et les funérailles qui attirent de plus en plus les Camerounais en pays bamiléké. Les organisateurs des funérailles et des festivals mettent en place différentes logiques d’actions innovantes pour attirer de plus en plus les Camerounais en pays bamiléké.
Mots clés : Attractivité, imaginaire, tourisme, patrimoine, patrimonialisation, tradition, pays bamiléké

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here