RDC : Joseph Kabila prêt à céder le pouvoir et à nommer un successeur en juillet

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    En République démocratique du Congo, un tabou se brise. Joseph Kabila, chef de l’Etat en exercice, serait prêt à lâcher le pouvoir. Son ministre de la Communication, Lambert Mende, en a fait la confidence à la chaîne Voice Of America. Joseph Kabila ne sera pas candidat à un troisième mandat lors de la présidentielle de décembre 2018. Un décision en droite ligne avec la Constitution congolaise, comme l’explique le porte-parole et ministre de la Communication congolais, Lambert Mende. En entretien avec la chaîne Voice Of America, le porte-voix de l’exécutif congolais a par ailleurs précisé que le chef de l’Etat nommera “sans doute d’ici juillet”, un successeur qui briguera ces joutes. “En aucun cas, le président ne va violer la constitution. Nous ne sommes dans aucune procédure de modification de la Constitution qui passe par un référendum. Nous sommes dans les préparatifs des élections. La constitution ne prévoit pas que le président puisse se représenter une troisième fois consécutive”, a affirmé Lambert Mende. Depuis plusieurs mois, le retrait ou non de Joseph Kabila agite le giron politique congolais. En effet, au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila a remporté les élections de 2006 et de 2011, largement contestées par l’opposition et mises en doute par les observateurs internationaux. Après ces deux mandats, le chef de l’Etat congolais était censé se retirer dans la foulée des élections prévues en 2016. Mais, ces dernières ont été “mises sous scellés” en raison d’insuffisances logistiques et financières, mais également sécuritaires, selon le gouvernement. Pour l’opposition réunie en majorité au sein de la plateforme Le rassemblement, il ne s’agit pas plus que d’un subterfuge du locataire du palais de la Nation, pour se soustraire à la Constitution du pays, encore que Joseph Kabila était resté très évasif sur ses ambitions pour les futures élections. Même l’accord du 31 décembre 2016 obtenu par l‘Église catholique congolaise entre opposition et majorité présidentielle qui l’enjoignait de se retirer après ses deux mandats est resté lettre morte, amplifiant davantage la pression sur ce vaste pays de l’Afrique centrale. Ces dernières semaines, l‘Église catholique congolaise a repris le flambeau des manifestations, après le peu de succès enregistré par l’opposition dans les rues. Violemment réprimées par les forces de sécurité, ces marches ont fait plusieurs morts ainsi que des dizaines d’arrestations et de blessés. L’annonce du ministre Mende pourrait dès lors faire baisser la tension dans ce pays qui n’a jamais connu de transition démocratique depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

    Article provenant de notre partenaire Africanews

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